La rente qui vous est promise est sure à 110 %

Fort d’un taux de capitalisation de 110 %, le Régime des CAAT assure à ses participants des prestations sures.

Selon les résultats de l’évaluation actuarielle au 1er janvier 2016, qui seront transmis aux autorités de règlementation, le Régime est capitalisé à hauteur de 110,4 %, alors qu’il l’était à hauteur de 107,2 % en 2015. Cela veut dire que pour chaque dollar de rente promis, le Régime a mis en réserve 1,10 $ dans la caisse de retraite.

La réserve du Régime a été portée à 1,2 milliard de dollars, alors qu’elle était de 773 millions de dollars en 2015.

En quoi consiste une évaluation actuarielle ?

L’évaluation actuarielle consiste à comparer le passif du Régime – soit les rentes acquises par les participants et une estimation des rentes qui seront acquises à l’avenir – à l’actif de la caisse de retraite et l’estimation des cotisations à recevoir.

Lorsque la valeur de la caisse est égale à celle du passif, on dit que le Régime est capitalisé à 100 %. Lorsqu’il est capitalisé à plus de 100 %, cela veut dire qu’il a en réserve un surplus d’argent destiné au paiement des rentes promises.

Comment expliquer ce bon résultat ?

La stabilité continue du Régime est le fruit de l’excellent rendement des placements, et des taux de cotisation qui tiennent compte du désir pour un régime de retraite sûr et viable. Ces facteurs prennent appui sur les bases solides que forment la structure de gouvernance paritaire, du choix d’hypothèses prudentes et réalistes, et une politique de financement bien pensée.

Cette évaluation indique que le Régime a fait des progrès dans la réalisation de ses objectifs, qui consistent à assurer la sécurité des rentes et à stabiliser les taux de cotisation à un niveau raisonnable. Le fait que le taux de capitalisation soit de 110 % permet au Régime :

  • de verser la protection conditionnelle contre l’inflation au moins jusqu’en 2019 – pour le service accompli après 2007 – dans le cas des rentes en cours de service ;
  • de stabiliser les taux de cotisation au moins jusqu’en 2020.

Le régulateur n’exige pas la production d’un rapport d’évaluation actuarielle avant le 1er janvier 2019. Les résultats 2015 des placements du Régime seront diffusés en avril et de plus amples détails seront donnés dans le rapport annuel 2015, qui sortira en mai.

Quels avantages le Régime offre-t-il ?

  • Une rente viagère, dont les dates de début du versement sont souples :
    • Vous pouvez commencer à toucher votre rente à partir de 55 ans (ou à 50 ans si vous comptez au moins 20 années de service) et celle-ci vous sera versée pour le reste de votre vie.
  • Un rendement attendu de 800 % de vos cotisations :
    • En moyenne, le participant à la retraite reçoit pendant sa vie des paiements d’une valeur équivalant à presque huit fois le montant de ses cotisations.
  • Des avantages supplémentaires qui augmentent encore davantage la valeur de votre participation :
    • La protection contre l’inflation protège le pouvoir d’achat de votre rente.
    • Des prestations de survivant protègent votre conjoint admissible.

Principales hypothèses qui sous‑­tendent les résultats de l’évaluation

L’évaluation actuarielle doit tenir compte de la situation économique et démographique pour bien mesurer et gérer le risque.

Taux d’actualisation

Le taux d’actualisation hypothétique se fonde sur le rendement attendu des placements de la caisse de retraite. Il est prudent de prévoir un taux bas, particulièrement dans une conjoncture économique difficile, car cela réduit le risque de surestimer les rendements, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur les cotisations et l’équité intergénérationnelle.

Pour l’évaluation de 2016, le Régime a fait passer le taux d’actualisation de 5,8 % à 5,7 %, en raison du fait que les taux d’intérêt à long terme demeurent à leur niveau le plus bas en 30 ans et que cela se répercutera sur les rendements.

Âge de la retraite 

Le Régime a révisé ses hypothèses relativement à la fréquence à laquelle les participants prendront une retraite anticipée avant ou après la date à laquelle ils deviennent admissibles à une rente sans réduction. Selon les statistiques internes du Régime, le nombre de participants qui prennent leur retraite avant d’avoir atteint l’âge leur donnant droit à une rente sans réduction est plus important que prévu.

Lissage de l’actif

Le lissage de l’actif consiste à étaler sur plusieurs années les gains ou les pertes d’investissement au lieu de les comptabiliser immédiatement. Par exemple, le lissage des rendements volatiles à court terme diminue la variabilité des taux de cotisation et permet de les stabiliser lorsque les marchés sont instables.

En l’absence de lissage, la réserve du Régime s’élèverait à 1,7 milliard de dollars selon la valeur marchande des actifs au 1er janvier 2016. Par le lissage et le report de certains des gains obtenus récemment, la réserve s’établit à 1,2 milliard de dollars et le Régime est mieux en mesure de faire face à d’éventuelles crises des marchés. Les prochaines évaluations tiendront compte des gains réalisés ces dernières années sur les actifs.

 

Le Régime vient de franchir le niveau 4 de la Politique de financement

 

 

À la suite de l’évaluation actuarielle de 2016, le Régime se situe maintenant à l’intérieur du niveau 4 de la Politique de financement. Les dirigeants du Régime ont décidé d’ajouter le surplus identifié par cette évaluation actuarielle à la réserve, ce qui est conforme au désir pour la sécurité des prestations et la stabilité des cotisations comme stipulé par la Politique de financement.  À mesure que progressera la position du Régime à l’intérieur du niveau 4, les dirigeants  réexamineront les options décrites dans la Politique de financement.

Cette politique représente l’un des principaux moyens d’action dont disposent les dirigeants du Régime pour assurer la sécurité des prestations et stabiliser les taux de cotisation. Il existe trois moyens d’influer sur le taux de capitalisation : la réserve, les cotisations et les prestations conditionnelles. Chacun de ces moyens s’applique différemment selon le niveau de capitalisation du Régime.

Lorsque le taux de capitalisation du Régime se situe dans la tranche du niveau 4, les dirigeants continuent de constituer la réserve et de payer conditionnellement la protection contre l’inflation et peuvent songer à réduire les taux de cotisation de stabilité, tout en tenant compte des faits suivants :

  • Vu qu’une baisse des taux de cotisation a pour effet de réduire la réserve, cette baisse n’aura lieu que si le Régime a les moyens de le faire et qu’il peut néanmoins demeurer au niveau 4. Au vu de la position de capitalisation actuelle dans la tranche du niveau 4, la réserve n’est pas assez élevée pour que le Régime autorise une réduction de 1 % des taux de cotisation des participants et des employeurs.
  • Étant donné que le niveau 4 correspond à un large spectre de taux de capitalisation, les dirigeants déterminent la date de la réduction des cotisations en fonction de la position exacte de capitalisation.
  • Pour décider du moment opportun de réduire les taux de cotisation, les dirigeants analysent des scénarios économiques et démographiques valables pour le présent ou l’avenir, l’objectif étant d’assurer la sécurité des prestations et la stabilité des taux de cotisation.
  • Lorsque le taux de capitalisation approche le point final de la tranche du niveau 4, les cotisations de stabilité (actuellement établies à 3 %) doivent être réduites de 1 %.

 

Résultats selon l’approche de continuité
(méthode globale modifiée)

1er janvier 2016

1er janvier 2015

Valeur de l’actif

(en millions de dollars)

(en millions de dollars)

Valeur marchande de l’actif net

8 592

7 965

Ajustement pour lissage

(559)

(579)

Valeur actualisée des cotisations futures

 

 

       Cotisations de base

3 264

2 949

       Cotisations supplémentaires

1 229

1 157

Valeur actuarielle totale de l’actif

12 526

11 492

Passif au titre des prestations constituées

8 369

8 034

Valeur actualisée des prestations futures destinées aux participants actifs

2 978

2 685

Total du passif actuariel

11 347

10 719

Réserve de capitalisation

1 179

773

Les évaluations selon l’approche de continuité, qui reposent sur l’hypothèse que le Régime poursuivra ses activités indéfiniment, servent à déterminer si les taux de cotisation permettront de capitaliser entièrement le Régime à long terme. Les rapports d’évaluation doivent être déposés conformément à la Loi sur les régimes de retraite (Ontario) et répondre aux normes de la profession actuarielle. Le Régime est capitalisé à hauteur de 110,4 % selon cette approche, ce qui correspond au niveau 4 de la Politique de financement.

Les évaluations selon l’approche de solvabilité révèlent la situation financière du Régime comme si celui-ci faisait l’objet d’une liquidation à la date d’évaluation. Dans le cas des régimes conjoints comme le nôtre, il s’agit d’une pure hypothèse, car nous ne sommes pas tenus de capitaliser les déficits de solvabilité, qui reflètent l’infime probabilité que tous les employeurs cesseront en même temps de participer ; nous fondons plutôt nos obligations en matière de capitalisation sur les évaluations réalisées selon l’approche de continuité. La position de solvabilité n’est donc utile qu’à titre informatif. Au 1er janvier 2016, cette position consistait en un déficit de solvabilité de 2,1 milliards de dollars et un ratio de solvabilité de 0,80.

 

Télécharger le rapport d’évaluation 2016 (PDF) En anglais seulement